Pathologie acromio-claviculaire

L’articulation acromio-claviculaire, localisée au niveau de l’épaule, peut souffrir d’un certain nombre de traumatismes et de pathologies d’usure. Grâce à un traitement adapté et une bonne rééducation, ces lésions ne sont pas une fatalité.

Pathologie acromio-claviculaire | Cabinet Jérôme Auger | Paris

Généralités

L’articulation acromio-claviculaire fait la jonction entre l’acromion (excroissance osseuse en haut de l’omoplate) et l’extrémité externe de la clavicule. Impliquée dans de nombreux mouvements de l’épaule, elle permet notamment à la clavicule d’effectuer des rotations d’avant en arrière. Parmi les pathologies les plus fréquentes de cette articulation se trouvent l’arthropathie et la luxation acromio-claviculaire. Les fractures sont plus rares.


Quelques chiffres et faits sur la pathologie de l’articulation acromio-claviculaire

  • L’arthropathie acromio-claviculaire est une pathologie courante chez les sportifs et les travailleurs manuels
  • La luxation acromio-claviculaire représente 10% des luxations de la ceinture scapulaire

Pourquoi ai-je une pathologie de l’articulation acromio-claviculaire ?

Les causes varient en fonction du type de pathologie :

  • La luxation de l’articulation acromio-claviculaire est le résultat d’un traumatisme. Le plus souvent, il s’agit d’une chute sur l’épaule lors de la pratique d’un sport comme le rugby ou le ski
  • Plus rare, la fracture de l’extrémité inférieure de la clavicule peut également résulter d’une chute sur l’épaule, ou d’un coup direct reçu par celle-ci
  • L’arthropathie de l’épaule est une pathologie d’un autre type ; elle n’est pas due à un traumatisme de l’épaule mais à une sur-utilisation de cette articulation. Les travailleurs manuels, qui effectuent des mouvements répétitifs, et les sportifs qui pratiquent une musculation intensive, sont les personnes les plus exposées à ce type de pathologie

Quels sont les symptômes des pathologies de l’articulation acromio-claviculaire ?

Les blessures traumatiques (fracture et luxation) se caractérisent par une douleur intense, qui apparaît immédiatement après le choc. L’impotence fonctionnelle est partielle ou totale, en fonction de la gravité de la lésion ; un œdème apparaît au niveau de l’articulation, et l’on remarque également une saillie de la clavicule sous la peau. La douleur n’est pas toujours proportionnelle à la gravité de la blessure, d’où l’importance d’un diagnostic rigoureux, appuyé par des examens d’imagerie.

L’arthropathie se caractérise par des douleurs diffuses de l’épaule, et des difficultés à mobiliser l’articulation. Pour autant, la mobilisation de l’épaule n’est pas impossible. Les symptômes de cette pathologie ne sont pas spécifiques et sont souvent vagues, ce qui tend à retarder le diagnostic.

Comment se déroulent les séances de kinésithérapie ?

Après un traumatisme, que celui-ci soit traité chirurgicalement ou non, la rééducation est indispensable pour retrouver une mobilité normale de l’épaule. Les séances de kinésithérapie ont également pour but de lutter contre la fonte musculaire de l’épaule et du bras, qui est une conséquence de l’immobilisation.

Lors des séances, plusieurs techniques sont employées :

  • Massages décontracturants, pour lutter contre la douleur
  • Mobilisations passives et actives de l’épaule et du bras
  • Renforcement musculaire de l’épaule et du bras
  • Travail proprioceptif

Le déroulement exact du traitement et les techniques adéquates sont définies par le kinésithérapeute lors de la première consultation, consacrée au bilan diagnostic.

La kinésithérapie a également démontré son efficacité dans la prise en charge de l’arthropathie de l’épaule. Grâce à des techniques de physiothérapie antalgique et des exercices de renforcement musculaire, les douleurs sont efficacement diminuées, et les activités peuvent généralement être reprises sans problème.

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Pour aller plus loin…

Quels sont les traitements médicaux et chirurgicaux des pathologies de l’articulation acromio-claviculaire ?

La luxation acromio-claviculaire est généralement traitée par immobilisation de l’épaule et du bras, pour les lésions les moins graves ; des antalgiques sont prescrits pour soulager la douleur. A partir d’un certain seuil de gravité, une chirurgie est nécessaire pour replacer la clavicule à son emplacement normal, et permettre la cicatrisation des ligaments.

En général, la chirurgie n’est pas indiquée pour le traitement d’une fracture de l’extrémité de la clavicule ; l’immobilisation est suffisante pour obtenir une consolidation de l’os, la chirurgie étant réservée aux cas les plus complexes (fracture déplacée et/ou en plusieurs fragments).

Enfin, l’arthropathie se traite médicalement, grâce à l’arrêt des gestes responsables de la douleur, l’application de glace, et un traitement local par mésothérapie ou anti-inflammatoires ; la physiothérapie est parfois employée pour compléter ces mesures. Pour l’arthropathie de l’épaule, la chirurgie n’est envisagée qu’en cas d’échec du traitement de première intention.

Diagnostic et examens complémentaires

L’examen clinique constitue la première étape du diagnostic. Réalisé debout ou assis, par le médecin traitant dans la plupart des cas, il doit mettre en évidence l’impact du poids du bras sur l’articulation de l’épaule.

Lors de la consultation médicale, la palpation et la réalisation de certains mouvements permettent de mettre en évidence des douleurs qui orientent le diagnostic. Celui-ci doit toutefois être confirmé par des examens d’imagerie (radiographies, scanner et/ou IRM) sur lesquels le médecin va s’appuyer pour choisir le traitement adapté.

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