Massages et exercices

Posté par Jérôme Auger

Publié le 04/08/2022

Modifié le 28/07/2026
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Douleur à la fesse : que faire pour la soulager ?

Douleurs de la fesse : que faire ? | cabinet kinésithérapie Paris | Jérôme Auger | Paris 16

Une douleur à la fesse, ou fessalgie, peut avoir plusieurs origines : sciatique, syndrome du piriforme, tendinopathie du moyen fessier ou douleur lombaire irradiée. Selon la cause, le mal survient en position assise, à la marche ou descend dans la jambe. Repérer le bon mécanisme oriente la prise en charge.
Voici comment reconnaître l’origine de votre douleur fessière et que faire pour la soulager.

En résumé

Les principales causes d’une douleur à la fesse sont la sciatique, le syndrome du piriforme, la tendinopathie du moyen fessier et une douleur lombaire ou musculaire irradiée. Une douleur qui descend dans la jambe évoque une sciatique ; une douleur en position assise oriente vers le piriforme ; une douleur sur le côté de la hanche vers le moyen fessier.

Le diagnostic est avant tout clinique ; l’imagerie n’est utile que dans certaines situations. La prise en charge dépend de la cause et associe souvent repos relatif, adaptation des activités et kinésithérapie.
Certains signes (perte de force, fièvre, traumatisme, douleur nocturne intense) justifient une consultation rapide.

Douleur fesse : quelles sont les causes possibles ?

Les douleurs au niveau de la fesse sont fréquentes et rarement graves. La plupart du temps, elles ont une origine tendineuse, musculaire ou nerveuse. Repérer la cause précise permet d’adapter la prise en charge et d’éviter les récidives.
Masseur-kinésithérapeute et ostéopathe à Paris 16, Jérôme Auger accompagne régulièrement ces différentes situations, du bilan initial jusqu’à la reprise de la marche et du sport.

Sciatique et douleur qui descend dans la jambe

La sciatique est l’une des causes les plus fréquentes de douleur à la fesse. Elle correspond à l’irritation ou à la compression d’une racine du nerf sciatique, le plus souvent au niveau de la colonne lombaire. La douleur part du bas du dos, traverse la fesse et descend derrière la cuisse ; elle peut aller jusqu’au pied.
Selon la racine concernée (L5 ou S1), le trajet varie d’une personne à l’autre.

Cette douleur augmente souvent en position assise, lors d’un effort, d’une toux ou d’un éternuement, et se calme en position allongée. Elle peut s’accompagner de fourmillements, d’un engourdissement ou d’une faiblesse de la jambe.
Ces douleurs relèvent souvent de la prise en charge du mal de dos, de la hernie discale et de la sciatique .

Syndrome du piriforme et douleur en position assise

Le muscle piriforme relie le sacrum au fémur et passe près du nerf sciatique. Lorsqu’il est trop contracté, il peut irriter ce nerf : on parle alors de syndrome du piriforme, ou « fausse sciatique ».
Les symptômes ressemblent à ceux d’une sciatique : douleur profonde de la fesse, brûlures, fourmillements mais l’origine est musculaire, et non discale.

Un point aide à orienter : la douleur du piriforme est majorée par la position assise prolongée et s’arrête le plus souvent au-dessus du genou. Elle est souvent reproduite lorsqu’on croise la jambe ou lors de tests cliniques spécifiques.
Le diagnostic reste avant tout clinique, l’imagerie servant surtout à écarter d’autres causes.

Tendinopathie du moyen fessier et douleur côté hanche

La tendinopathie du moyen fessier touche le tendon qui s’attache sur le grand trochanter, la saillie osseuse que l’on sent sur le côté de la hanche. On parle aujourd’hui de tendinopathie plutôt que de « tendinite » : il s’agit le plus souvent d’une usure du tendon liée à une surcharge, davantage qu’à une simple inflammation.
Elle fait partie du syndrome douloureux du grand trochanter.

La douleur se situe sur le côté de la hanche et de la fesse. Elle gêne la marche, la montée des escaliers, la station debout prolongée et le fait de dormir sur le côté atteint. Cette pathologie concerne surtout les femmes autour de 40 à 60 ans et les coureurs qui augmentent trop vite leur charge d’entraînement.
Elle relève des tendinopathies et des douleurs et blessures de la hanche et de la cuisse.

Douleur musculaire ou lombaire irradiée

Une douleur à la fesse peut aussi venir d’un muscle fessier lui-même : élongation, contracture ou déchirure surviennent après un effort intense, un faux mouvement ou un choc.
La douleur est alors vive, localisée, et accompagnée d’une gêne à la contraction du muscle.

Enfin, une douleur du bas du dos (lombalgie) peut irradier vers la fesse sans descendre bas dans la jambe. Cet inconfort peut rendre la marche ou la position assise pénibles, mais il reste d’origine lombaire.
Distinguer une douleur qui « reste » dans la fesse d’une douleur qui « descend » dans le membre inférieur est un premier repère utile.

Comment reconnaître l’origine d’une douleur à la fesse ?

Le moment et l’endroit où la douleur apparaît donnent déjà de précieux indices. Une douleur qui descend dans la cuisse ou la jambe évoque une atteinte nerveuse; une douleur majorée en position assise oriente vers le piriforme ou le coccyx; une douleur sur le côté de la hanche, gênante à la marche, fait plutôt penser au moyen fessier; une douleur brutale après le sport signe souvent une lésion musculaire.

Où et quand la douleur apparaît Cause possible
Douleur qui part du bas du dos et descend derrière la cuisse, parfois jusqu'au pied Sciatique (lombosciatique)
Douleur profonde dans la fesse, majorée en position assise prolongée, s'arrêtant souvent au-dessus du genou Syndrome du piriforme
Douleur sur le côté de la hanche et de la fesse, gênante à la marche, dans les escaliers ou allongé sur le côté Tendinopathie du moyen fessier
Douleur du bas du dos irradiant vers la fesse, sans descendre bas dans la jambe Lombalgie / douleur lombaire irradiée
Douleur vive apparue après un effort, un faux mouvement ou un choc Lésion musculaire (élongation, contracture, déchirure)

Ce tableau donne des tendances, pas un diagnostic. Plusieurs causes peuvent se ressembler, voire coexister : seul un examen clinique permet de les distinguer avec certitude.

Quand consulter pour une douleur fessière ?

La plupart des douleurs à la fesse s’améliorent en quelques jours avec un peu de repos et une reprise progressive du mouvement. Une consultation est cependant conseillée lorsque la douleur persiste au-delà de quelques jours, revient régulièrement ou vous empêche de dormir, de marcher ou de vous asseoir normalement.

Certains signes justifient un avis médical rapide :

  • une perte de force ou un engourdissement marqué dans la jambe
  • des fourmillements qui s’aggravent ou s’étendent
  • une douleur survenue après une chute, un accident ou un choc violent
  • une douleur nocturne intense et inhabituelle, une fièvre ou une perte de poids inexpliquée
  • des troubles pour uriner ou aller à la selle

Ces situations plus rares peuvent orienter vers une fracture, une atteinte nerveuse ou une cause qui dépasse le champ musculo-squelettique, et méritent d’être évaluées par un médecin sans attendre.

Quel traitement pour une douleur à la fesse ?

Il n’existe pas un traitement unique : la prise en charge dépend de la cause identifiée. Dans la majorité des cas, l’approche est conservatrice et repose sur trois piliers : garder de l’activité (le repos strict au lit est déconseillé), adapter temporairement les gestes qui déclenchent la douleur, et rééduquer progressivement.

Le médecin peut prescrire, si besoin et sur une courte durée, des antalgiques ou des anti-inflammatoires pour passer le cap douloureux. Des infiltrations sont réservées à certaines situations.

Pour la tendinopathie du moyen fessier en particulier, les travaux récents montrent qu’un programme d’exercices encadré tend à donner de meilleurs résultats à moyen terme que les infiltrations de corticoïdes, dont le bénéfice est surtout de courte durée.
La chirurgie reste exceptionnelle et n’est envisagée qu’ en cas d’échec prolongé des autres traitements.

Pour une sciatique ou un syndrome du piriforme, la kinésithérapie intervient surtout une fois la phase la plus douloureuse passée, pour restaurer la mobilité et limiter les récidives.

Kinésithérapie pour une douleur fessière

La kinésithérapie commence par un bilan complet : localisation de la douleur, circonstances d’apparition, activités en cause, tests de mobilité et de mise en tension. Ce bilan sert aussi de diagnostic différentiel, pour distinguer une sciatique d’un syndrome du piriforme ou d’une atteinte du moyen fessier, et adapter la suite.

La prise en charge est ensuite personnalisée. Elle peut associer :

  • des exercices de renforcement et d’assouplissement adaptés à la cause (muscles fessiers, abducteurs de hanche, gainage)
  • une gestion progressive des charges, surtout pour les tendinopathies, afin de solliciter le tendon sans le surmener
  • des conseils sur les positions, le sommeil et les gestes du quotidien
  • une reprise encadrée de la marche puis du sport, avec correction des facteurs de risque (chaussage, technique de course, posture)

L’objectif n’est pas seulement de soulager la douleur du moment, mais aussi de réduire le risque qu’elle revienne, en redonnant au corps de la force et de la tolérance à l’effort.

En conclusion

Une douleur à la fesse recouvre des situations très différentes : sciatique, syndrome du piriforme, tendinopathie du moyen fessier, douleur lombaire ou lésion musculaire.
Observer où et quand la douleur apparaît aide déjà à s’orienter, mais seul un examen clinique permet d’en identifier la cause avec précision.

Si la gêne persiste, se répète ou s’accompagne de signes inhabituels, un bilan auprès d’un professionnel de santé permet de poser le bon diagnostic et de mettre en place une prise en charge adaptée.

FAQ

Pourquoi ai-je mal à la fesse en position assise ?

La position assise prolongée comprime les muscles fessiers et le nerf sciatique. Elle est typiquement en cause dans le syndrome du piriforme, mais aussi dans une douleur du coccyx. Si la gêne persiste, un bilan permet d’en préciser l’origine.

Une douleur à la fesse peut-elle être une sciatique ?

Oui, c’est même l’une des causes les plus fréquentes. La sciatique part du bas du dos, traverse la fesse et descend dans la cuisse, parfois jusqu’au pied. Une douleur qui descend dans la jambe doit y faire penser.

Quelle différence entre sciatique et syndrome du piriforme ?

La sciatique vient le plus souvent d’une compression au niveau de la colonne lombaire ; le syndrome du piriforme est d’origine musculaire, dans la fesse. Sa douleur s’arrête généralement au-dessus du genou et l’imagerie lombaire est souvent normale.

Quand consulter un kiné pour une douleur à la fesse ?

Lorsque la douleur persiste, revient régulièrement ou gêne la marche et le sport. Le kinésithérapeute réalise un bilan, oriente vers un médecin si nécessaire et propose une rééducation adaptée à la cause.

Sources

Petit vignette du photo de profile du Dr Jerome Auger | Dr Jerome Auger Paris 16

Article rédigé par Jérôme Auger

Jérôme Auger est masseur-kinésithérapeute et ostéopathe, spécialisé dans les pathologies liées au sport. Il vous apporte tous ses conseils liés à la kinésithérapie dans ce blog.

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