Ostéopathie

Posté par Jérôme Auger

06 août 2021

Douleur à l’épaule : symptômes, diagnostic et traitement

Traitements, diagnostic et symptômes : douleur à l’épaule | Jérôme Auger | Paris

Votre épaule vous fait souffrir ? Sachez que vous n’êtes pas seul ! L’épaule douloureuse est un mal fréquent, qui représente 2,5% des consultations pour des problèmes ostéo-articulaires. Votre douleur à l’épaule peut avoir plusieurs origines : fracture, luxation, tendinite ou autre blessure, infection, arthrose…D’où l’importance d’avoir un bon diagnostic ! Heureusement, ces douleurs se soignent très bien, grâce à un traitement adapté et une rééducation bien suivie.

Les symptômes d’une épaule douloureuse

D’une personne à l’autre, et d’une pathologie à l’autre, l’intensité et les manifestations de la douleur peuvent beaucoup varier.

Une douleur à l’épaule peut notamment :

  • Être d’intensité modérée ou forte
  • Être présente en permanence, ou seulement à l’effort et soulagée par le repos
  • Irradier dans le bras, et dans certains cas jusqu’à la main
  • Entraîner une perte de mobilité de l’épaule
  • S’accompagner d’un oedème (gonflement)
  • Entraîner une diminution de la force musculaire du bras
  • Altérer les capacités fonctionnelles du bras, et parfois de la main
  • S’accompagner d’une impression de craquement

Dans tous les cas, vous avez sans doute remarqué à quel point une douleur à l’épaule est impactante au quotidien. A la fois très complexe et très vulnérable, cette articulation est sollicitée dans les gestes les plus banals : élévation du bras vers l’avant, élévation sur le côté, rotation externe du bras, rotation interne (la première quand on se coiffe, la deuxième quand on passe une main dans son dos). D’où l’importance de consulter aussi tôt que possible !

Diagnostic d’une douleur à l’épaule

Le diagnostic d’une épaule douloureuse est indispensable, pour connaître la cause de votre mal et vous orienter vers le bon traitement. Il se décompose en deux temps : un examen clinique pendant la consultation médicale, et des examens complémentaires pour confirmer ces premiers éléments.

Anamnèse et examen clinique de l’épaule

Lors de la première consultation, le médecin commence par vous questionner sur votre douleur : depuis quand est-elle présente ? y a-t-il eu un traumatisme ? Quels sont les mouvements et positions qui la déclenchent, et au contraire qui la soulagent ?

Cette anamnèse est bien sûr complétée par un examen rigoureux de l’épaule, qui permet au médecin :

  • D’évaluer la mobilité de votre épaule et de votre bras dans les différents axes
  • D’évaluer les amplitudes articulaires
  • De constater une faiblesse musculaire voire une perte de volume musculaire
  • D’évaluer l’état et le fonctionnement des tendons de l’épaule, grâce à des tests spécifiques

Ces éléments permettent déjà d’orienter le diagnostic ; mais ils ne suffisent pas ! L’épaule douloureuse chronique doit toujours faire l’objet d’un bilan d’imagerie.

Examens d’imagerie

Pour observer précisément les lésions au niveau des os, des tendons et des muscles de l’épaule, les examens d’imagerie sont indispensables.

En général, les médecins prescrivent des radiographies en première intention. Elles permettent de visualiser les structures osseuses, de diagnostiquer l’arthrose, mais aussi d’observer des lésions de la coiffe des rotateurs.

L’échographie est souvent indiquée, pour observer les tendons, les muscles, et la coiffe des rotateurs. Cet examen permet de diagnostiquer les tendinites, les bursites et les calcifications tendineuses ; il peut aussi mettre en évidence une atrophie musculaire.

Dans la majorité des cas, les éléments recueillis par échographie et radiographie sont suffisants. Cependant, chez certains patients présentant des lésions plus complexes, une IRM ou un scanner peuvent être nécessaires.

Une fois le diagnostic posé et confirmé par le bilan d’imagerie, le traitement peut commencer.

Traitement d’une douleur à l’épaule

En fonction de sa cause, et de caractéristiques propres au patient, le traitement d’une épaule douloureuse repose sur une ou plusieurs de ces trois options :

  • Traitement médical
  • Traitement chirurgical
  • Rééducation

Traitement médical d’une épaule douloureuse

Le traitement médical est généralement privilégié en première intention. Il implique une période de repos, durant laquelle on évitera de solliciter l’épaule concernée, et surtout d’effectuer les gestes responsables de la douleur. Si le problème vient d’une activité professionnelle, un arrêt de travail peut être prescrit ; l’arrêt sportif est souvent nécessaire également.
Pour soulager la douleurs, le médecin peut vous prescrire des antalgiques (comme le paracétamol) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l’ibuprofène). Si les douleurs sont particulièrement fortes, des injections de corticoïdes peuvent être indiquées.

Quand faut-il opérer ?

La chirurgie de l’épaule n’est pas un acte anodin ; c’est pourquoi elle n’est généralement envisagée qu’après échec du traitement médical, ou pour des pathologies assez graves comme une rupture tendineuse.

Différentes interventions sont possibles, sous arthroscopie :

  • Pose d’une prothèse de l’épaule
  • Réparation des tendons lésés
  • Soulagement des tendons de la coiffe des rotateurs par décompression de l’espace sous-acromial

Le choix de l’intervention dépend de plusieurs paramètres :

  • Le diagnostic et les résultats de vos examens
  • Votre âge et votre condition physique
  • Votre profession et les activités que vous pratiquez

L’importance de la rééducation de l’épaule

Si vous souffrez de douleurs chroniques de l’épaule, la rééducation est un pilier de votre prise en charge ; que vous ayez été opéré ou non.

Les techniques utilisées en kinésithérapie soulagent efficacement les douleurs, ce qui peut aider les patients à réduire les médicaments ; un avantage non négligeable quand les douleurs sont fréquentes, et poussent à en consommer régulièrement !

La rééducation peut avoir lieu en cabinet de masso-kinésithérapie, ou pendant l’hospitalisation, s’il s’agit d’une rééducation pré opératoire ou post opératoire. Dans ce cas, l’objectif est de préparer votre épaule à l’opération, et de lutter contre la raideur et les complications qui peuvent s’installer ensuite. Si la rééducation est bien suivie, vous retrouverez rapidement une bonne mobilité de votre épaule.

Les séances sont toujours accompagnées de conseils du kinésithérapeute, pour que vous puissiez prendre en charge vous-même votre douleur, et ainsi améliorer votre qualité de vie : gestes à éviter et à favoriser, postures préférables, exercices à faire chez soi, disposition du bureau…tout pour vous permettre une guérison durable !

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