Entorse de l’articulation de Chopart

L’entorse de Chopart concerne l’articulation médiotarsienne du pied, articulation essentielle à la marche. Elle se manifeste par une douleur à la marche voire une impotence fonctionnelle totale. La rééducation permet, après immobilisation, de retrouver une locomotion fluide.

Généralités

L’entorse de Chopart désigne une lésion ligamentaire de l’articulation du pied. Il s’agit d’une pathologie relativement fréquente, mais souvent mal diagnostiquée. Le traitement de l’entorse de Chopart repose essentiellement sur des séances de kinésithérapie ; à long terme, celles-ci donnent des résultats aussi efficaces qu’un traitement orthopédique.


L’articulation de Chopart en quelques points:

  • Cette articulation du pied se compose de deux parties, interne et externe, et met en relation les os du tarse postérieur et ceux du tarse antérieur
  • La fonction de l’articulation de Chopart est essentielle, puisqu’elle permet d’adapter le pied au sol lors des appuis
  • L’entorse de Chopart peut correspondre à plusieurs stades de gravité, allant de l’entorse bénigne (distension d’un ligament) à l’entorse grave (rupture totale)

Quelles sont les causes de l’entorse de Chopart ?

Cette blessure peut s’expliquer par différents mécanismes. En général, comme les mouvements de cette articulation sont plutôt limités, il s’agit d’une entorse bénigne, c’est-à-dire un étirement sans élongation ni rupture des ligaments. En cas d’entorse moyenne ou grave, l’origine est généralement un mouvement de pronosupination.

Plus rarement, cette lésion s’explique par un mécanisme en adduction ou en abduction par choc direct ; ou par une flexion plantaire forcée liée à un choc direct ou au blocage au sol de l’avant-pied. Le contexte d’apparition le plus fréquent est une chute en avant. 

Les cas les plus graves d’entorse de Chopart sont généralement causés par un mouvement d’inversion forcée, qui combine l’ensemble de ces mécanismes

Les principaux symptômes de l’entorse de Chopart

Si vous souffrez d’une entorse de Chopart, vous ressentez ou remarquez certainement :

  • Une douleur au pied, située à l’extérieur du tarse ou au-dessus
  • Un gonflement de l’articulation
  • Des difficultés à marcher, plus ou moins importantes en fonction de la sévérité de l’entorse

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Traitement et rééducation d’une entorse de l’articulation de Chopart

Le choix du traitement dépend essentiellement de la gravité de la blessure, évaluée par le médecin au moment du diagnostic. Pour soigner une entorse bénigne, un bandage est généralement suffisant. Les entorses sévères sans fracture ou arrachement osseux nécessitent un traitement fonctionnel ; on préfère ce traitement à l’immobilisation du pied, qui peut entraîner des complications telles que l’enraidissement, la synostose ou encore l’algodystrophie. 

Pour soigner une entorse de Chopart, le pied doit être mis en décharge totale ; on veillera également à glacer et élever le pied lésé, afin de lutter contre l’œdème et l’enraidissement. 

Le traitement kinésithérapique repose essentiellement sur des techniques de physiothérapie, des massages drainants, puis une mobilisation douce du pied.

La reprise de l’appui doit se faire très progressivement, en évitant les douleurs. Si l’entorse évolue vers des douleurs persistantes, des infiltrations peuvent être proposées. Il faudra également effectuer un bilan d’imagerie complémentaire, pour vérifier la présence d’éventuelles fractures passées inaperçues.

Diagnostic d’une entorse de Chopart

Le diagnostic est d’abord clinique, et se fonde sur l’examen du pied et l’interrogatoire du patient. L’interrogatoire doit notamment préciser le mécanisme de l’accident et l’intensité des symptômes. L’examen clinique met en évidence deux situations possibles :

  • Dans un premier cas, les douleurs sont tolérables et permettent d’examiner la cheville ; le médecin peut alors évaluer la mobilité des articulations, étudier les contractions isométriques, et rechercher des points douloureux pour établir le diagnostic
  • Dans un deuxième cas, l’état local et les douleurs empêchent d’examiner la cheville ; on suspecte alors une lésion osseuse, ce qui doit orienter d’emblée vers un bilan radiographique

Les radiographies sont parfois complétées par une IRM ou une tomodensitométrie. Ces examens permettent d’établir un bilan osseux et ligamentaire en cas d’entorse grave.

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