Fracture de Goyrand Smith

Parfois appelée fracture de Pouteau-Colles inversée, la fracture de Goyrand Smith fait partie de la famille des traumatismes du poignet et de l’avant-bras. La rééducation est un élément clé du traitement et de la prévention des récidives.

Définition de la fracture de Goyrand Smith

La fracture de Goyrand Smith est une fracture de l’extrémité inférieure du radius, qui se caractérise par un basculement de l’os vers l’avant. Elle est beaucoup plus rare que la fracture de Pouteau-Colles, où l’os bascule vers l’arrière. Le plus souvent, cette blessure se rencontre chez des sportifs pratiquant une discipline où les chocs et chutes sont fréquents. Les enfants et adolescents, dont les os en pleine croissance sont particulièrement fragiles, ne sont pas épargnés par ces lésions osseuses.

Les symptômes

La fracture de Goyrand Smith fait généralement suite à un choc violent ou une chute sur le poignet, et se manifeste par les symptômes suivants:

  • Une douleur vive, qui succède immédiatement à la chute
  • Un gonflement notable au niveau du poignet
  • Une rougeur et un échauffement au niveau de la zone lésée
  • Un hématome plus ou moins important

L’impotence fonctionnelle est partielle ou totale, ce qui signifie que le patient est dans l’incapacité d’effectuer des mouvements du poignet et de la main.

Les causes

Dans la majorité des cas, la fracture de Goyrand Smith est le résultat d’une chute en avant : par réflexe, la personne tente d’amortir la chute avec ses mains, ce qui cause la fracture. Plus rarement, un choc très violent peut être responsable d’une fracture de l’avant-bras.

Les personnes dont les os sont particulièrement fragiles sont plus exposées à ce type de fracture. C’est le cas par exemple des femmes ménopausées et des personnes âgées, souvent atteintes d’ostéoporose; mais aussi des enfants et des adolescents, dont les os sont moins solides.

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Les traitements

L’immobilisation du poignet et l’application de glace sur la zone douloureuse sont les premières mesures à prendre après le traumatisme. La consultation médicale doit avoir lieu au plus tôt ; elle est complétée par des radiographies pour confirmer le diagnostic.

Après une immobilisation d’environ 6 semaines, la rééducation du poignet et de la main peut commencer. Réalisée en cabinet de kinésithérapie, cette prise en charge commence toujours par un bilan diagnostic, et comporte des techniques variées :

  • Massages circulatoires et décontracturants
  • Drainage lymphatique manuel
  • Physiothérapie antalgique et anti-inflammatoire
  • Mobilisations passives douces

Dans un deuxième temps, une fois que les douleurs et l’œdème ont diminué, l’objectif est alors de rééduquer totalement la main et le poignet en récupérant la force et les capacités perdues. Les techniques et exercices suivants sont employés :

  • Massages proprioceptifs
  • Exercices musculaires
  • Travail de la pince de la main
  • Travail du coude, du poignet et des doigts

La progressivité est une règle importante à respecter pendant toute la durée de la rééducation. En effet, les exercices ne doivent pas provoquer de douleur, l’idée étant d’éviter les complications comme l’algodystrophie. Pour prolonger les bienfaits des séances, certains exercices sont à réaliser par le patient à son domicile.

Comment prévenir la fracture de Goyrand-Smith ?

Les chutes et autres accidents sont difficilement évitables. En revanche, les sportifs peuvent toujours s’équiper de protections au niveau des poignets, pour limiter l’impact des chocs.

En parallèle, quelques mesures d’hygiène de vie sont toujours utiles pour renforcer les os, lutter contre l’ostéoporose, et réduire le risque de fracture. Notamment :

  • Une alimentation riche en calcium et en vitamine D tout au long de la vie
  • La réduction de la consommation d’alcool et de tabac
  • La pratique d’une activité physique régulière

Enfin, après une fracture de Goyrand-Smith ou toute autre fracture du poignet, il est important de suivre rigoureusement le programme de kinésithérapie. En effet, les récidives sont fréquentes, or la rééducation fait partie des mesures les plus efficaces pour en réduire le risque. Bien entendu, les périodes de repos sportif recommandées par le médecin et le kinésithérapeute doivent être scrupuleusement respectées.

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