Fracture de Gérard Marchant

La fracture de Gérard Marchant est une fracture du poignet, qui concerne à la fois le radius et l’extrémité inférieure de l’ulna (anciennement appelé cubitus). Cette blessure nécessite une intervention chirurgicale, suivie d’une longue rééducation.

Généralités

Le poignet est une articulation vulnérable, très exposée aux traumatismes de toutes sortes, particulièrement les chutes. Il existe différents types de fractures, en fonction de l’os ou des os lésés, et du sens dans lequel bascule l’os (avant ou arrière). La fracture de Gérard Marchant désigne une fracture du radius vers l’arrière, associé à une fracture de l’ulna.


Quelques chiffres et faits sur la fracture de Gérard Marchant

  • Chaque année en France, environ 130 000 fractures du poignet sont comptabilisées
  • Parmi toutes ces fractures, celle de Gérard-Marchant représente 30 à 50% des cas

Pourquoi ai-je une fracture de Gérard Marchant ?

Dans la majorité des cas, c’est une chute sur le poignet qui est responsable de la fracture de Gérard Marchant : la personne tente d’amortir la chute avec la main, ce qui entraîne une pression excessive sur les os, qui se brisent.

Ces fractures sont plus fréquentes chez :

  • Les personnes atteintes d’ostéoporose, dont les os sont anormalement fragiles (seniors, femmes ménopausées)
  • Les sportifs qui pratiquent une activité où les chutes sont fréquentes (ski, snowboard et autres sports de glisse, motocross)
    Les personnes ayant des antécédents de fracture du poignet

En effet, les récidives sont fréquentes ! D’où l’importance d’un traitement rigoureusement mené.

Quels sont les symptômes de la fracture de Gérard Marchant ?

La fracture de Gérard Marchant se manifeste par :

  • Une douleur intense et une sensation de craquement au moment du traumatisme
  • Une déformation du poignet en “dos de fourchette”
  • Un gonflement du poignet (oedème)
  • Une impotence fonctionnelle (le patient ne peut pas mobiliser son poignet)

Si la mobilisation du poignet est impossible, la main est également impactée dans son fonctionnement. En présence de tels symptômes après une chute, une prise en charge urgente est indispensable.

Comment se déroulent les séances de kinésithérapie ?

Toute fracture nécessite une rééducation longue, et celle de Gérard Marchant ne fait pas exception : en général, il faut compter entre 4 et 6 mois de kinésithérapie après l’opération. La fréquence des séances est à déterminer par le kinésithérapeute.

Cette rééducation doit être très progressive, pour éviter l’algodystrophie (syndrome douloureux du poignet) qui est une complication fréquente après une fracture. Elle se fait en deux phases :

  • Pendant la phase non consolidée, la priorité est de diminuer la douleur. Sont donc employées des techniques passives comme les massages, le drainage lymphatique et des soins de physiothérapie à visée antalgique. La mobilité de l’articulation est également entretenue grâce à des exercices modérés
  • En phase consolidée, le travail porte sur la récupération des amplitudes articulaires du poignet, de la main et des doigts. Mobilisations actives, exercices musculaires et exercices fonctionnels sont au programme

L’objectif est de permettre au patient de reprendre toutes ses activités sans inconfort et sans douleur, tout en prévenant les récidives, qui sont potentiellement fréquentes.

Commencez votre rééducation aujourd’hui

Pour aller plus loin…

Quels sont les traitements médicaux et chirurgicaux de la fracture de Gérard Marchant ?

La fracture de Gérard Marchant est généralement traitée par chirurgie. Dans certains cas, un traitement orthopédique peut être envisagé, mais ce n’est pas l’option la plus fréquente.

L’intervention chirurgicale consiste à réduire la fracture, et maintenir les os en place grâce à du matériel de synthèse (broches, plaques). Après cette opération, le poignet est protégé et immobilisé par une attelle. La rééducation doit commencer aussi tôt que possible, pour prévenir les raideurs et récupérer rapidement une amplitude satisfaisante.

Diagnostic et examens complémentaires

Les symptômes sont très évocateurs, et permettent déjà d’orienter le diagnostic en faveur d’une fracture du poignet. La déformation de l’articulation en dos de fourchette est typique de la fracture de Pouteau-Colles et de la fracture de Gérard Marchant.

Pour préciser et confirmer le diagnostic, des radiographies doivent être effectuées (clichés du poignet de face, de dos et de profil). Cet examen permet de visualiser précisément le trait de fracture, de caractériser la fracture, et de détecter d’éventuelles autres lésions.

Laissez votre commentaire