Névralgie cervico-brachiale

Parfois appelée “sciatique du cou” ou “sciatique du bras”, la névralgie cervico-brachiale est une pathologie douloureuse et handicapante du cou, qui se prolonge jusque dans le bras. Elle se traite principalement par du repos, des médicaments et de la kinésithérapie.

Névralgie cervico brachiale | Cabinet Jérôme Auger | Paris

Généralités

La névralgie cervico-brachiale correspond à la compression ou à l’irritation d’un nerf du cou, dont le trajet se prolonge le long du bras. Cette atteinte est provoquée par une lésion au niveau des vertèbres cervicales ; la 5e, la 6e et la 7e sont souvent en cause.


Quelques chiffres et faits sur la névralgie cervico-brachiale

  • Après la lombalgie et la lombo-sciatique, cette pathologie fait partie des motifs de consultation les plus courants en rhumatologie
  • La “sciatique du cou” touche aussi bien les jeunes adultes que les personnes de plus de 50 ans atteints d’arthrose
  • Comme pour beaucoup de pathologies des cervicales, les femmes sont plus touchées que les hommes

Pourquoi ai-je une névralgie cervico-brachiale ?

L’irritation ou la compression d’une racine nerveuse au niveau des cervicales peut avoir plusieurs causes. Parmi les plus courantes, on peut citer :

  • L’arthrose cervicale, très fréquente chez les seniors
  • Une hernie discale cervicale
  • Des micro-traumatismes répétés au niveau du cou (liés par exemple à une mauvaise position)
  • Des antécédents de traumatisme des cervicales (coup du lapin)

Certains facteurs aggravants peuvent aussi influencer le développement de la pathologie : diabète, infection virale, déséquilibre hormonal…Enfin, plus rarement, un cancer ou une fracture au niveau des cervicales peuvent être en cause.

Quels sont les symptômes de la névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale se manifeste souvent après un traumatisme, par des douleurs intenses. En l’absence de traumatisme, la douleur apparaît sous forme de crise, après des signes annonciateurs comme une raideur de la nuque ou du cou.

En général, c’est une douleur unilatérale, qui suit le trajet du nerf atteint ; dans certains cas, les deux bras peuvent être concernés, mais cela reste rare. En plus de la douleur, les patients rapportent généralement :

  • Un engourdissement
  • Des fourmillements (paresthésie)
  • Des troubles de la sensibilité sur le trajet du nerf
  • Une diminution de la mobilité du cou
  • Des céphalées (maux de tête)

Certaines personnes se plaignent aussi de bourdonnements d’oreilles et de vertiges. Ces symptômes ne sont pas anodins, et gênent considérablement les activités quotidiennes, ce qui pousse à consulter.

Comment se déroulent les séances de kinésithérapie ?

Les séances de kinésithérapie sont d’une aide précieuse pour le traitement de la névralgie cervico-brachiale.

Cette prise en charge commence par un bilan diagnostic, qui permet au kinésithérapeute :

  • De connaître la localisation exacte de la douleur, et le mécanisme d’apparition
  • D’évaluer l’impact des activités professionnelles ou des loisirs sur la pathologie
  • De vérifier qu’il s’agit bien d’une douleur mécanique
  • D’identifier un trouble de la posture (position de la tête et du cou)
  • De repérer les éventuels signes de gravité, et si besoin rediriger le patient vers un médecin

Ensuite, le traitement proprement dit peut commencer. Il associe différentes techniques, notamment :

  • Des massages
  • Des techniques musculaires de libération des tensions
  • Des mobilisations du cou et des nerfs
  • Des exercices de renforcement des muscles de la nuque et du cou, souvent affaiblis par la pathologie et les antécédents de traumatismes

Ces éléments sont complétés par une éducation thérapeutique du patient, qui permet d’entretenir les bienfaits de la rééducation.

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Quels sont les traitements médicaux et chirurgicaux ?

Le traitement initial de la névralgie cervico-brachiale comprend :

  • Du repos
  • La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • La prise d’antalgiques et de myorelaxants
  • Dans certains cas, le port d’un collier cervical

Parfois, en cas de douleurs persistantes, les corticoïdes peuvent être indiqués. Enfin, ce traitement est complété par des séances de kinésithérapie, pour obtenir un soulagement à plus long terme.

La chirurgie est une solution de dernier recours, qui n’est envisagée qu’en cas d’échec du traitement initial, ou lorsque la névralgie entraîne un déficit moteur important.

Diagnostic et examens complémentaires

La première étape du diagnostic consiste en un examen clinique de la zone douloureuse. Cet examen montre une raideur du cou, ainsi qu’une augmentation de la douleur lorsque le cou est mis en mouvement.

Les tests effectués par le médecin montrent également une diminution de la sensibilité sur le trajet du nerf (on parle d’hypoesthésie), ainsi qu’une diminution de la mobilité.

Aussi, le diagnostic différentiel est important, pour éliminer les causes d’épaule douloureuse (pathologies de la coiffe des rotateurs), une épicondylite ou encore une algodystrophie du membre supérieur. L’angine de poitrine peut aussi causer des symptômes proches de ceux d’une névralgie cervico-brachiale.

Les examens d’imagerie ne sont pas obligatoires, sauf en cas de traumatisme. Toutefois, des radiographies du rachis cervical sont souvent prescrites, car elles permettent d’identifier une éventuelle fracture, et de mettre en évidence une cervicarthrose. Cette dernière est fréquente chez les plus de 50 ans.

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