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Coup du lapin

Traumatisme aigu du rachis cervical, le ” coup de lapin” peut être sévère dans certaines situations et impose une consultation médicale rapide. Il survient surtout durant des accidents de la route, lors d’un mouvement brutal d’aller-retour de la tête.

Coup du lapin : causes et traitements | kinésithérapeute Paris, kiné Paris | Jérôme Auger | Paris 16

Généralités

Le coup du lapin, un motif de consultation plutôt fréquent
Le coup du lapin est un traumatisme cervical, qui se produit généralement lors d’accidents de voiture, à cause d’un choc arrière ou d’un changement de vitesse trop brusque. Lorsque l’accident se produit, la tête vacille, endommageant les muscles, les vertèbres et d’autres composants du cou de la personne. Ce type de traumatisme n’est pas rare ! Dans la plupart des cas, les lésions sont bénignes. Cependant, il arrive de ressentir des douleurs, immédiatement ou un certain temps après l’accident. Dans ce cas, il est recommandé de consulter un médecin, qui pourra vous prescrire des séances de rééducation.


Le coup du lapin en quelques chiffres

  • La majorité des coups du lapin (90% d’après une étude suédoise) n’entraînent que des lésions cervicales légères
  • D’après une étude dédiée aux accidents de la route et à la prévention routière, ce traumatisme représente plus de 50% des blessures causées par une collision entre deux voitures
  • Le coup du lapin est généralement sous-diagnostiqué, d’où la difficulté pour obtenir des chiffres sur sa fréquence dans la population générale

Quelles sont les causes du coup du lapin ?

Le coup du lapin, ou cervicalgie post-traumatique, apparaît généralement dans le contexte suivant : suite à une collision de la voiture par derrière, le conducteur ou le passager est brusquement enfoncé dans son siège, avant d’être projeté vers l’avant, dans un mouvement en “coup de fouet” qui provoque le coup du lapin.

Ce qui se passe plus précisément, c’est que le choc arrière entraîne un transfert d’énergie au cou via un mécanisme d’accélération–décélération, ce qui occasionne différentes lésions au niveau des os et/ou des tissus mous. Le traumatisme peut être décomposé en deux phases :

  • Dans un premier temps, un recul du rachis supérieur et une extension du rachis inférieur
  • Ensuite, une extension globale du rachis (qui reste généralement faible grâce à l’appui-tête)

Coup du lapin : quels sont les symptômes ?

Il arrive que le coup du lapin ne provoque aucun symptôme particulier. Lorsque des symptômes apparaissent, il s’agit le plus souvent :

  • D’une raideur de la nuque
  • De douleur au niveau du cou, des épaules, du dos et de la base du crâne
  • De maux de tête et de vertiges
  • D’acouphènes
  • Dans certains cas, de troubles visuels ou auditifs

Chaque patient peut manifester un ou plusieurs de ces différents signes, en fonction du type de traumatisme, de sa violence et d’autres paramètres. Parfois, les symptômes apparaissent tardivement après l’accident, ce qui ne facilite pas le diagnostic.

Comment se déroulent les séances de kinésithérapie ?

En cas de coup du lapin, la première chose à faire est de prendre rendez-vous chez le médecin, pour obtenir un diagnostic et être orienté vers le bon traitement. Suite à cette consultation, quelques séances de kinésithérapie pourront vous être prescrites. En rééducation, plusieurs techniques sont utilisées :

  • Électrothérapie, ultrasons et infrarouges
  • Tractions vertébrales, qui ne peuvent être réalisées qu’en l’absence de contre-indications
  • Massages du cou
  • Mobilisations passives et actives
  • Techniques de contracté-relâché
  • Manipulations vertébrales cervicales

Ces dernières ne sont réalisées que par des kinésithérapeutes ayant suivi une formation précise. Aussi, elles sont contre-indiquées pendant les 6 semaines qui suivent l’accident.

En plus de la kinésithérapie, il est important également de maintenir une activité physique régulière.

Diminuez vos douleurs

Pour aller plus loin…

Quels sont les traitements médicaux et chirurgicaux du coup du lapin ?

C’est principalement la sévérité du traumatisme qui va déterminer le type de prise en charge. En cas de traumatisme mineur, on déconseille d’immobiliser le cou. Les patients peuvent donc poursuivre leurs activités habituelles, en prenant bien évidemment soin d’éviter les mouvements brusques du cou.

Si vos douleurs persistent et s’accompagnent d’une limitation du mouvement, il est recommandé de consulter un médecin rapidement. Celui-ci pourra vous prescrire des médicaments contre la douleur, c’est-à-dire des antalgiques, des anti-inflammatoires ou des myorelaxants. Contrairement à une idée répandue, le port d’une minerve est rarement requis. Pour faciliter la guérison, il est au contraire conseillé de continuer à solliciter les cervicales, de manière non traumatisante.

Le traitement est différent si votre coup du lapin correspond à un traumatisme sévère. Lorsque le médecin suspecte une lésion grave des ligaments, une orthèse avec appui occipital et mentonnier doit être mise en place. Les patients doivent garder l’orthèse pour une durée de 6 semaines environ ; il s’agit là du délai moyen de cicatrisation d’une entorse.

Comment est posé le diagnostic du coup du lapin ?

Pour ce type de traumatisme, le diagnostic est souvent difficile à poser. Cela s’explique par deux raisons :

  • D’abord, la variété des symptômes, qui peuvent être présents ou non, de manière plus ou moins marquée, en fonction de la personne. En effet, chaque organisme réagit différemment au coup du lapin
  • Ensuite, les symptômes surviennent parfois à distance de l’accident, ce qui n’aide pas à faire le lien entre les deux, que ce soit pour le patient ou pour le médecin

Pendant son examen et lors de l’interrogatoire, le médecin recherche :

  • Les circonstances d’apparition de votre douleur
  • Son trajet
  • Les muscles contractés et douloureux
  • D’éventuels symptômes associés (vertiges, céphalées)

Il évaluera également l’importance de votre gêne fonctionnelle. Si le diagnostic est orienté vers ce que l’on appelle une cervicalgie commune, aucun autre examen ne sera demandé. En revanche, si un coup du lapin est suspecté, un bilan d’imagerie devra être effectué. En général, des radiographies du cou et de la tête sont demandées, avec pour objectif d’éliminer des lésions graves, notamment des fractures des vertèbres cervicales. Dans certains cas, une IRM ou un scanner peuvent compléter le diagnostic.

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