Lumbago

La poussée aigue de lombalgie, anciennement appelée lumbago, est un problème majeur de santé publique. Il s’agit d’une douleur lombaire sans signes de gravité ( signes alarmants qu’il faut toujours rechercher avant de poser le diagnostic). Son traitement repose sur une reprise précoce de l’activité quotidienne pour éviter le passage à la chronicité, une prise médicamenteuse si nécessaire ainsi qu’une éventuelle kinésithérapie en fonction des cas.

Lumbago aigu (lombalgie) : traitement kinésithérapique | Cabinet Jérôme Auger | Paris

Généralités

Le lumbago (lombalgie aiguë), un motif de consultation très fréquent

Parfois appelé “tour de reins” dans le langage courant, le lumbago est un mal très connu ! Cette douleur soudaine dans le bas du dos, qui survient généralement suite à un mouvement brusque, n’a rien à voir avec un problème de reins ; il s’agit d’une atteinte musculaire. On parle de lombalgie, car c’est la zone des lombaires, c’est-à-dire des vertèbres situées dans le bas du dos, qui est concernée. La lombalgie peut être chronique et longue à traiter ; mais cela ne représente qu’une minorité de cas. En général, elle est ponctuelle et disparaît rapidement ; c’est précisément dans ce cas que l’on parle de lumbago. Fréquent et généralement bénin, le lumbago n’en fait pas moins l’objet de nombreuses consultations médicales.


Quelques données chiffrées sur le lumbago en France

  • Il s’agit du deuxième motif de consultation le plus fréquent en France (à titre de comparaison, la lombalgie chronique est le huitième motif)
  • Une lombalgie est considérée comme aiguë lorsqu’elle dure moins de 4 semaines ; chronique lorsque les symptômes se répètent pendant au moins trois mois
  • 90% des lombalgies sont considérées comme communes, c’est-à-dire qu’elles ne sont liées à aucune maladie, et guérissent en moins d’un mois
  • Les lombalgies représentent 20% des accidents de travail, et 7% des maladies professionnelles

Pourquoi ai-je un lumbago ?

Le lumbago se définit comme une contracture incoercible des muscles du bas du dos. Celle-ci peut survenir dans de nombreuses situations de la vie quotidienne, les plus fréquemment rencontrées étant :

  • Un faux mouvement
  • Un effort un peu brusque
  • Le port d’une charge lourde
  • La répétition de traumatismes au niveau des lombaires
  • Une activité sportive pratiquée sans échauffement

Le port de charges en particulier, revient très souvent chez les patients qui se plaignent d’un “tour de reins”. Dans tous les cas, il faut aussi prendre en compte certains facteurs de risque, qui expliquent qu’à situation égale, certaines personnes sont plus susceptibles que d’autres de se faire mal au dos. Les principaux facteurs de risque sont :

  • La sédentarité
  • Le surpoids
  • Les métiers à fortes contraintes physiques (port de charges, vibrations)
  • Le vieillissement
  • Le stress chronique
  • Une faible musculature du dos et des abdominaux

Ces différents éléments prédisposent aussi au passage d’une lombalgie aiguë à sa forme chronique;

Quels sont les symptômes du lumbago ?

Le diagnostic d’une lombalgie aiguë commune est plutôt simple à poser. Cette pathologie se caractérise par une douleur d’apparition soudaine, dans le bas du dos, généralement à la suite d’une des situations listées plus haut. La plupart des patients décrivent une sensation de “craquement” dans le dos au moment du traumatisme.

La douleur s’accompagne souvent d’autres symptômes : notamment un blocage du dos, lié à la contracture musculaire, et qui pousse parfois les patients à adopter une posture antalgique, voire à s’allonger.

Bien que la lombalgie aiguë soit bénigne dans une grande majorité des cas, les symptômes sont importants et gênants, ce qui pousse la plupart des personnes à prendre rendez-vous chez le médecin.

En quoi consistent les séances de kinésithérapie ?

En général, un lumbago disparaît spontanément au bout de 3 à 10 jours, quelques semaines tout au plus. Toutefois, s’il y a un problème de fond et que celui-ci n’est pas corrigé, la lombalgie peut devenir chronique, avec des douleurs quasi-permanentes, parfois plus intenses, et un retentissement important sur la qualité de vie.

Pour éviter ces désagréments, il est important d’identifier et corriger les déséquilibres qui ont permis au lumbago de se déclarer : problèmes de force, de souplesse, mais aussi de posture. C’est précisément dans cette optique que les séances de kinésithérapie peuvent être d’une grande aide aux patients.

Pendant les séances, votre kinésithérapeute vous proposera différents exercices pour :

  • Améliorer la position de votre colonne vertébrale
  • Travailler les muscles du dos
  • Améliorer la répartition des contraintes exercées sur le dos pendant l’effort

L’objectif étant, pour guérir durablement, de traiter tous les déséquilibres sous-jacents.

Diminuez vos douleurs

Pour aller plus loin…

Comment se traite la lombalgie aiguë ?

Contrairement à une idée reçue, le repos est déconseillé en cas de lumbago. En effet, l’inactivité nuit à la force musculaire, ce qui ne fait que renforcer le problème. Dès que vous le pouvez, il est donc primordial de reprendre vos activités, en sollicitant si besoin l’aide d’un médecin et d’un kinésithérapeute.

Pour soulager la douleur, votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques, des anti-inflammatoires ou encore des relaxants musculaires. Rarement, en cas de douleur particulièrement intense, des injections de corticoïdes peuvent être proposées.

La chirurgie est rarement indiquée ; elle n’est envisagée que dans de rares cas de lombalgie chronique, lorsque les traitements de première intention échouent.

Diagnostic et examens complémentaires

Le diagnostic du lumbago repose sur l’interrogatoire et l’examen clinique du patient. Ce dernier permet de préciser les symptômes mentionnés par le patient, et de repérer d’éventuels signes de gravité. En cas d’absence de ces signes, aucun examen complémentaire n’est requis.

C’est seulement lorsque le médecin suspecte une pathologie sous-jacente que des examens sont demandés, notamment :

  • Une prise de sang, pour vérifier la présence d’une infection
  • Des radiographies, afin d’examiner la colonne vertébrale

Laissez votre commentaire