Les pathologies de la jambe

Pathologies de la jambe : causes et traitements | Kinésitérapie | Jérôme Auger | Paris

L’homme étant un bipède, ses jambes sont amenées à supporter un poids permanent, qui les expose encore plus aux traumatismes, au premier rang desquels les accidents de la route, les accidents domestiques et les pathologies sportives.

Sur le plan anatomique, la jambe s’étend du genou à la cheville, avec pour squelette osseux deux os longs, le tibia et la fibula (appelée encore péroné).

La prise en charge des pathologies traumatiques de la jambe impose donc toujours un diagnostic préalable complet, portant sur tous ces éléments anatomiques, afin de garantir une rééducation optimale.

Les différentes pathologies de la jambe traitées en kinésithérapie

Syndrome des loges d’effort de la jambe Périostite du tibia

Syndrome des loges d’effort de la jambe

C’est un syndrome compressif où les muscles de la jambe se retrouvent comprimés dans les loges fibreuses des aponévroses l’enveloppant, occasionnant des douleurs et un défaut de vascularisation : on parle alors de compression ischémique.

Quelles sont les causes d’un syndrome des loges d’effort ?

Cette douleur de la jambe survient à l’effort et traduit toujours une inadaptation entre le volume d’un muscle qui gonfle, et le fascia fibreux qui ne peut se modifier et fait donc striction sur lui, écrasant les vaisseaux et les nerfs.

Il y a donc deux grandes causes : soit un muscle qui grossit trop, soit une loge qui a rétréci.

  • La forme chronique se rencontre le plus souvent sur les sportifs dont les mollets se développent.
  • La forme aigüe se rencontre sur un traumatisme ou en complication d’un traitement chirurgical de fracture. 3 % des fractures fermées donnent en effet un syndrome des loges, souvent antero-latéral, pouvant constituer une urgence thérapeutique si la compression vasculaire est marquée. En cas d’ischémie durable, le muscle ne sera plus vascularisé et risque la nécrose. Il faut alors libérer rapidement le tissu musculaire, en enlevant le plâtre et en sectionnant les fascias des aponévroses.

Plus rarement, une lésion post-traumatique, type hématome organisé, peut aussi réduire le volume de la loge.

Comment traiter un syndrome des loges d’effort ?

Autant la forme suraigüe impose un geste chirurgical rapide, autant une forme chronique se traite en priorité en arrêtant le sport un certain temps.

La kinésithérapie fonctionnelle a pour but alors de supprimer toute souffrance et de permettre une reprise du sport, en supprimant handicap fonctionnel à l’effort.

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