Syndrome du canal carpien

Le syndrome du canal carpien est un motif de consultation fréquent. Il signe une atteinte du nerf médian au niveau du poignet et le patient se plaint de fourmillements, engourdissement et décharges électriques souvent associées à des douleurs irradiant au niveau de l’avant-bras, du coude et de l’épaule. Il s’agit d’une pathologie très rencontrée dans la médecine de travail.

Syndrome du canal carpien : les traitements | Kinésithérapie | Cabinet Jérôme Auger | Paris

Le syndrome du canal carpien, une problématique très répandue

Vous avez peut-être déjà entendu parler du syndrome du canal carpien. Si vous êtes concerné par cette pathologie, sachez que vous êtes loin d’être seul ! En effet, de nombreuses personnes sont atteintes par ce syndrome, dont l’apparition est favorisée par des gestes professionnels très courants. Le canal carpien n’est pas une pathologie grave, mais ses symptômes peuvent être très handicapants au quotidien, ce qui pousse à consulter. Fort heureusement, des solutions existent, à la fois pour le soigner et pour le prévenir ! En particulier, la kinésithérapie donne de très bons résultats.


Le syndrome du canal carpien en quelques chiffres

  • Cette pathologie est très fréquente ! En France, elle concerne environ 11% des femmes et 3,5% des hommes
  • Toujours en France, le syndrome du canal carpien est responsable de 130 000 opérations chirurgicales par an
  • Les personnes les plus touchées sont âgées de 40 à 50 ans, ou de 60 à 70 ans

Quelles sont les causes du syndrome du canal carpien ?

Ce syndrome apparaît généralement au croisement de plusieurs causes, et non d’un traumatisme ou dysfonctionnement isolé. Les travailleurs de certains corps de métier, qui répètent les mêmes gestes ou postures pendant plusieurs années, sont particulièrement exposés.

Les mouvements pouvant entraîner un syndrome du canal carpien sont :

  • Les flexions-extensions répétées du poignet
  • L’utilisation récurrente du pouce et de l’index en pince
  • Les torsions répétées
  • Toute posture exerçant des contraintes sur la main ou le poignet

Travailler dans le froid, ou en étant exposé à des vibrations, renforce les risques de développer la pathologie. Il semblerait aussi que les personnes travaillant à l’ordinateur soient plus exposées, mais les études manquent pour confirmer ce lien.

Parfois, le syndrome du canal carpien semble apparaître sans raison particulière. En effet, il peut être secondaire à une pathologie toute autre, qui vient comprimer le nerf médian au niveau du canal carpien. On peut citer :

  • L’hypothyroïdie
  • Le diabète
  • Certaines anomalies constitutionnelles qui se caractérisent par l’étroitesse du canal carpien
  • Les maladies articulaires chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïdes

La grossesse peut aussi être en cause.

Canal carpien : Quels sont les principaux symptômes ?

Le syndrome du canal carpien se caractérise par des signes bien particuliers, souvent handicapants au quotidien. Le plus souvent, les patients se plaignent :

  • D’engourdissements ou de picotements au niveau de la main et des doigts (en particulier le pouce, l’index et le majeur)
  • D’une faiblesse musculaire
  • D’une douleur localisée au niveau du poignet et dans la paume de la main

Ces différents symptômes s’accompagnent de difficultés à effectuer des gestes simples et indispensables, comme saisir un objet. Dans les formes graves de la pathologie, une paralysie de la main peut apparaître.

En quoi consistent les séances de kinésithérapie ?

En cas de syndrome du canal carpien, la kinésithérapie fait partie des traitements efficaces à disposition. Le déroulement exact des séances est bien sûr personnalisé, en fonction du bilan initial effectué par le kinésithérapeute lors de la première consultation. Ce bilan a pour objectif d’évaluer la pathologie, et de fixer des objectifs pour la rééducation.

De manière générale, la rééducation suite à un syndrome du canal carpien vise plusieurs objectifs :

  • L’amélioration de la souplesse du poignet et des doigts
  • Le renforcement des muscles de la main, des doigts et de l’avant-bras
  • L’amélioration de la posture, afin de corriger les causes mécaniques et facteurs aggravants de la pathologie

Les séances de kinésithérapie peuvent permettre d’éviter une opération chirurgicale. Dans le cas où une intervention a lieu, la rééducation intervient alors en post opératoire, pour récupérer une bonne mobilité de votre poignet.

Diminuez vos douleurs

Pour aller plus loin…

Traitement médical ou chirurgical d’un syndrome du canal carpien

Le choix du traitement le plus adapté dépend de la sévérité de la pathologie, et des causes identifiées par le médecin au moment du diagnostic. Si le syndrome du canal carpien est secondaire à une maladie sous-jacente, il faudra en priorité traiter celle-ci.

En l’absence de pathologie, le premier traitement est médical, et repose sur plusieurs éléments :

  • Le repos du poignet, ce qui signifie avant tout d’arrêter l’activité ayant causé les douleurs. Une attelle peut aussi être proposée pour maintenir le poignet pendant la nuit
  • L’application régulière de glace sur la zone douloureuse
  • La prise de médicaments contre les douleurs (antalgiques ou anti-inflammatoires)

Si les douleurs sont particulièrement fortes et persistantes, votre médecin peut vous proposer des injections de cortisone.

Couplées à des séances de kinésithérapie, ces mesures sont généralement suffisantes pour soulager durablement vos symptômes. Si malgré tout les douleurs perdurent, une chirurgie peut alors être envisagée ; elle consiste à entailler le ligament faisant pression sur le nerf médian.

Examens et diagnostic du syndrome du canal carpien

Le diagnostic repose en bonne partie sur un examen clinique minutieux du poignet et de la main, qui permet d’évaluer le mouvement et la sensibilité. Pendant la consultation, le médecin effectue des tests de provocation de la douleur, pour reproduire et mieux comprendre vos symptômes.

Le plus souvent, cet examen suffit pour identifier le syndrome et évaluer sa gravité. Certains médecins orientent leurs patients vers un électroneuromyogramme, un examen qui permet de mesurer la transmission de l’influx nerveux, par le biais d’électrodes. Avant une opération, il peut s’avérer très utile. En cas de soupçon d’une autre pathologie (arthrose, tendinite, fracture), des radiographies ou une échographie peuvent être indiquées.

Laissez votre commentaire