Sport et kinésithérapie
Course en extérieur ou sur tapis ? Ce dilemme concerne de nombreux coureurs, qu’ils soient débutants ou confirmés. Si les deux options permettent de maintenir une activité cardiovasculaire régulière, elles ne sollicitent pas le corps de la même manière… et n’exposent pas aux mêmes risques de blessures. Alors, quelle surface privilégier pour courir sans se blesser ?
Accès rapide :
Courir sur un tapis de course et courir en plein air n’engendrent pas les mêmes contraintes biomécaniques. Le tapis propose une surface plane, régulière et légèrement amortie. Cette régularité permet de limiter les impacts, notamment au niveau des articulations du genou et de la hanche. En revanche, la bande en mouvement impose un schéma moteur un peu différent : le pied est “emporté” en arrière, ce qui peut modifier la propulsion naturelle.
En extérieur, le terrain est plus varié : bitume, sentier, dénivelés, irrégularités du sol. Cela sollicite davantage les muscles stabilisateurs, notamment ceux du pied et de la cheville. Ce type de course favorise l’adaptation neuromusculaire, mais expose aussi à des facteurs de risque spécifiques (obstacles, changements de surface, météo…).
Le type de blessure dépend directement du terrain et de la répétition du geste. En course extérieure, les coureurs sont davantage exposés aux entorses, aux périostites tibiales (inflammation de la membrane autour de l’os du tibia) et aux tendinopathies du tendon d’Achille, souvent liées aux changements brusques de terrain ou au surmenage.
À l’inverse, la course sur tapis favorise les blessures par sur-sollicitation et répétition : syndrome fémoro-patellaire (douleur au genou), douleurs lombaires ou douleurs à la hanche liées à un appui constant et peu varié. Le manque de stimulation proprioceptive peut aussi entraîner des déséquilibres musculaires sur le long terme si l’entraînement n’est pas équilibré.
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Le tapis est souvent considéré comme plus doux pour les articulations, ce qui est en partie vrai. Grâce à sa surface amortissante, il réduit les chocs à chaque foulée, ce qui peut être bénéfique pour les personnes en reprise d’activité, en surpoids ou présentant des douleurs chroniques.
Cependant, courir uniquement sur tapis comporte aussi des risques. L’absence de variété de terrain favorise les mouvements répétitifs, qui peuvent entraîner des microtraumatismes à moyen terme.
De plus, le geste n’est pas tout à fait naturel, en particulier pour la propulsion postérieure. Il est donc conseillé d’alterner avec d’autres types d’effort, et d’adapter son entraînement pour solliciter l’ensemble de la chaîne musculaire.
Courir en extérieur est plus exigeant : le corps doit s’adapter constamment aux variations de terrain, à la météo, à la lumière, à la température. Cette stimulation globale est bénéfique pour la coordination, la proprioception et le renforcement musculaire global. Elle améliore également la densité osseuse grâce aux impacts modérés, ce qui est particulièrement intéressant pour les personnes âgées ou les femmes post-ménopausées.
Mais cette pratique est aussi plus risquée, surtout sans préparation adéquate. Un terrain instable, des chaussures inadaptées ou un surentraînement peuvent rapidement mener à des blessures. Il est donc essentiel de progresser progressivement, d’adopter une technique de course adaptée et de renforcer sa condition physique globale.
Ni le tapis de course ni le running en extérieur n’est intrinsèquement « meilleur » que l’autre : tout dépend des objectifs, de l’état de santé, de la technique et de l’environnement du coureur. Le tapis peut convenir pour une reprise en douceur ou un travail en intérieur contrôlé, tandis que la course outdoor est idéale pour développer l’adaptabilité et la force globale. Dans les deux cas, la prévention des blessures passe par une préparation physique adaptée, une bonne récupération et l’écoute de son corps.
Oui, le tapis de course offre une surface plus souple qui absorbe une partie des chocs, réduisant ainsi les contraintes sur les articulations. Il est souvent recommandé en reprise d’activité ou pour les personnes souffrant de douleurs chroniques.
Absolument. Le mouvement répétitif sur une surface plane peut entraîner des douleurs aux genoux, aux hanches ou au dos, en particulier si la posture n’est pas optimale ou si le volume d’entraînement est mal adapté.
Elle peut l’être grâce à la variété des surfaces, des appuis et des stimulations proprioceptives qu’elle implique. Cela renforce globalement la musculature et la coordination, mais demande une meilleure préparation.
La clé réside dans la progressivité, un bon échauffement, des chaussures adaptées, une technique de course correcte, et l’alternance des types de surfaces pour équilibrer les sollicitations.
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