Rééducation
« C’est l’âge, il faut faire avec » : voilà ce que l’on entend souvent au sujet de l’arthrose. Pourtant, la considérer comme une simple usure inévitable est une idée reçue. S’agit-il vraiment d’une maladie ? Que disent l’INSERM et l’OMS ? Et surtout, peut-on agir dessus ?
Réponses claires, sans dramatiser, pour mieux comprendre et mieux vivre au quotidien.
En résumé
L’arthrose est une maladie articulaire chronique, et non une simple usure liée à l’âge. Elle atteint l’ensemble de l’articulation, cartilage, os sous-chondral et membrane synoviale, et figure parmi les affections les plus répandues, avec environ 10 millions de personnes concernées en France.
Elle se distingue de l’arthrite, d’origine inflammatoire.
Aucun traitement ne reconstitue le cartilage, mais l’activité physique adaptée et la kinésithérapie contribuent à ralentir son évolution, à soulager la douleur et à maintenir la mobilité.
Accès direct
Longtemps perçue comme une simple usure liée à l’âge, l’arthrose est aujourd’hui reconnue par la communauté médicale comme une maladie articulaire à part entière.
L’INSERM la décrit comme la maladie des articulations la plus répandue, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la classe parmi les principales causes d’incapacité dans le monde.
En France, elle concernerait environ 10 millions de personnes. Il ne s’agit donc pas d’un phénomène « normal » que l’on devrait subir sans rien faire.
Au cabinet de kinésithérapie et d’ostéopathie de Jérôme Auger, à Paris 16, cette précision a son importance : reconnaître l’arthrose comme une maladie, c’est aussi admettre qu’une prise en charge adaptée peut en modifier le cours et améliorer le quotidien.
Réduire l’arthrose à un cartilage « usé » est trompeur. Les travaux de l’INSERM montrent qu’il s’agit d’un processus qui touche l’ensemble de l’articulation, et pas seulement le cartilage.
Trois structures sont principalement concernées :
C’est cette atteinte globale, associée à des poussées douloureuses, qui explique la douleur, la raideur et parfois le gonflement.
Comprendre ce mécanisme change le regard sur la maladie : le cartilage ne « repousse » pas, mais l’articulation reste un ensemble vivant sur lequel il est possible d’agir, notamment par le mouvement et le renforcement des muscles qui la soutiennent.
La confusion entre arthrose et arthrite est fréquente, mais ces deux maladies sont distinctes.
L’arthrose est d’origine essentiellement mécanique et dégénérative : la douleur apparaît surtout à l’effort et se calme au repos.
L’arthrite, elle, résulte d’une inflammation liée le plus souvent à un dysfonctionnement du système immunitaire; la douleur est présente y compris la nuit et s’accompagne d’une raideur marquée au réveil.
L’INSERM rappelle d’ailleurs que la polyarthrite rhumatoïde, une forme d’arthrite auto-immune, n’a ni les mêmes causes ni la même prise en charge que l’arthrose.
Faire la différence est essentiel, car seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic fiable et orienter vers le traitement adapté.
En cas de doute sur l’origine de vos douleurs, un avis médical reste la première étape.
Dire que l’arthrose est une maladie ne signifie pas qu’il faut la subir. L’Assurance Maladie souligne que son évolution peut être ralentie, même dans les formes avancées, grâce au traitement médical et à une bonne hygiène de vie.
L’activité physique adaptée fait aujourd’hui partie intégrante de la prise en charge : elle agit sur la douleur et limite la gêne dans les gestes du quotidien.
Les traitements médicamenteux, lorsqu’ils sont nécessaires, sont prescrits par le médecin, le paracétamol en première intention, les anti-inflammatoires sur de courtes périodes lors des poussées.
Ils soulagent les symptômes sans réparer le cartilage.
Autrement dit, l’objectif réaliste n’est pas de faire disparaître l’usure, mais de préserver la mobilité, de réduire la douleur et de maintenir une vie active le plus longtemps possible.
Face à une maladie chronique de l’articulation, la kinésithérapie occupe une place centrale dans les recommandations. Guidée au début par le kinésithérapeute puis poursuivie en autonomie, la rééducation repose sur un programme personnalisé qui peut associer renforcement musculaire, travail de la mobilité et reprise progressive de l’activité.
Elle aide aussi à lutter contre la peur de bouger, fréquente chez les personnes concernées.
À Paris 16, le cabinet de Jérôme Auger accompagne les patients arthrosiques dans cette démarche de remise en mouvement.
En conclusion
Alors, l’arthrose est-elle une maladie ? Oui, sans ambiguïté : c’est une maladie articulaire chronique, reconnue par l’INSERM comme par l’OMS, qui touche toute l’articulation et non le seul cartilage.
Ce n’est pas une simple usure inévitable, ni une fatalité liée à l’âge.
Si aucun traitement ne répare le cartilage, une prise en charge adaptée (activité physique et kinésithérapie en tête) aide à réduire la douleur et à préserver la mobilité au quotidien.
Sources
Oui, c’est une vraie maladie. L’INSERM et l’OMS la reconnaissent comme une maladie articulaire chronique à part entière. Le vieillissement est un facteur de risque, mais l’arthrose ne se résume pas à une usure inévitable.
L’arthrose est surtout mécanique et dégénérative : la douleur survient à l’effort et se calme au repos. L’arthrite est inflammatoire, souvent liée au système immunitaire, avec des douleurs y compris nocturnes.
Oui. Même si le risque augmente avec l’âge, l’arthrose peut apparaître plus tôt en cas de surpoids, d’antécédent de traumatisme articulaire ou d’activité très sollicitante pour les articulations.
À ce jour, aucun traitement ne reconstitue le cartilage. En revanche, il est possible de soulager les symptômes et de ralentir l’évolution grâce à une prise en charge adaptée.
Oui. Les recommandations placent l’activité physique et la kinésithérapie au premier plan pour entretenir la mobilité, renforcer les muscles et réduire la gêne au quotidien.
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