Traitement de l’arthrose de l’épaule

Traitement de l’arthrose de l’épaule

L’épaule est une articulation suspendue depuis que l’homme a redressé son regard, passant de la position à quatre pattes à la position debout. Le membre supérieur est de ce fait devenu plus mobile et dégagé des contraintes de la locomotion.

C’est un complexe de cinq articulations, dont le seul contact osseux avec le thorax est situé en avant avec l’articulation entre la clavicule et le sternum.

L’épaule est au service de la main : sans main, pas besoin d’épaule. La finalité fonctionnelle de l’ensemble du membre supérieur est la préhension par la main. Selon le philosophe Emmanuel Kant, la main est le deuxième cerveau de l’homme. Et selon Aristote : « ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais c’est parce qu’il est le plus intelligent qu’il a des mains ».

De très nombreuses atteintes de l’épaule trouvent leur origine dans une surutilisation ou une utilisation pathogène de la fonction du membre supérieur. C’est le cas du travailleur du bâtiment qui « utilise mal » son outil et qui va « mal utiliser » son épaule (au sens biomécanique). C’est le cas du sportif qui exécute des mouvements parasites qui malmènent et surmènent son épaule.

De plus, l’oeil et la main sont en perpétuelle connexion d’un point de vue neurologique.

Les mouvements de l’oeil sont asservis au rachis cervical, les mouvements de la main sont donc liés à la mobilité du cou. Ces faits entraînent une conséquence sur la kinésithérapie de l’épaule. La prise en charge d’une épaule douloureuse ne pourra se faire correctement qu’en traitant la main et le cou.

Problèmes posturaux

L’arthrose de l’épaule n’est que rarement le fait d’un processus pathologique touchant uniquement l’épaule. Il s’agit souvent de problèmes de posture, d’équilibre ou de surutilisation des tendons de la coiffe des rotateurs qui provoque une arthrose de l’épaule. Avec l’âge, l’homme a tendance à se voûter en luttant constamment contre la gravité. Il n’existe que deux constantes mécaniques dans le corps humain : les deux pieds par terre pour tenir debout et les yeux horizontaux (l’humain ne peut s’orienter et s’équilibrer que si ses yeux sont horizontaux. Il ne peut pas vivre avec la tête sur le côté.)

Toujours avec l’âge, les épaules ont tendance à s’enrouler sur le thorax, avec pour conséquence une augmentation de la cyphose thoracique compensée par une hyperlordose lombaire et cervicale, puis un double flexum hanche et genou.

Cette attitude du « skieur » est caractéristique des personnes âgées et de certaines pathologies rhumatologiques. En s’enroulant sur le thorax, les épaules modifient leurs rapports anatomiques et entraînent de fortes contraintes sur les tendons des muscles des épaules qui « coiffent » la tête humérale : les muscles de la coiffe des rotateurs (le petit rond, le supra-épineux, l’infra-épineux et le subscapulaire). Les tendons de ces muscles sont mal vascularisés, ce qui explique leur fragilité et les pathologies fréquentes : tendinopathies dégénératives récidivantes jusqu’à la rupture.

Les pathologies des tendons entraînent une ascension de la tête humérale sous la voûte acromio-claviculaire et fait le lit de l’arthrose scapulo-humérale.

Pourquoi les épaules s’enroulent-elles sur le thorax avec l’âge ? Il existe plusieurs causes à cela dont la plus importante est l’augmentation de la cyphose thoracique.

Elle a pour origine :

  • une insuffisance de force des muscles paravertébraux ;
  • une tension trop forte dans les muscles pectoraux et dentelés antérieurs (abus de musculation et renforcement de muscles qui n’en ont pas besoin) ;
  • une tension trop forte dans les muscles abdominaux (abus de musculation et renforcement de muscles qui n’en ont pas besoin) ;
  • un flexum de hanche ou de genou (causé par l’arthrose par exemple) ;
  • une activité trop importante des membres supérieurs (travailleurs du bâtiment, musiciens, etc.).

Les différents types d’arthrose de l’épaule

L’arthrose de l’épaule est corrélée avec l’avancée en âge en raison de la dégénérescence des tendons de la coiffe des rotateurs.

Nous distinguons deux types d’arthrose de l’épaule :

  • centrée :la tête de l’humérus reste « centrée » face à la surface articulaire de l’omoplate ;
  • excentrée : en raison de l’atteinte des muscles et des tendons qui maintiennent la tête de l’humérus centrée physiologiquement.

Ce classement repose sur des critères radiologiques :

  • pincement de l’interligne articulaire ;
  • présence d’ostéophytes au pourtour de l’articulation ;
  • ascension de la tête de l’humérus par rapport à l’acromion ;
  • rupture du cintre gléno-huméral.

Parfois, il peut exister la formation d’une néoarticulation entre la tête de l’humérus et la voûte coraco-acromiale.

Plus encore qu’ailleurs, il n’existe aucune corrélation entre la radiologie d’épaule et les signes cliniques. Nous considérons que 50 % des patients sont asymptomatiques et que les pathologies sont diagnostiquées lors de l’utilisation de canne, ou de surutilisation dans le cas d’une pratique sportive inhabituelle.

La pauvreté des signes radiologiques ne doit pas faire conclure à l’absence de pathologie, car les signes cliniques et les tableaux fonctionnels que nous rencontrons en pratique quotidienne nous enseignent la nécessité de rééduquer les épaules pour améliorer la vie quotidienne des malades.

Comme pour les autres localisations, les symptômes de l’arthrose de l’épaule sont :

  • des douleurs peu intenses mais continues ;
  • une gêne dans les mouvements de la vie quotidienne : l’habillage, la toilette, les sports, parfois les gestes professionnels ;
  • une raideur du complexe de l’épaule ;
  • une atrophie musculaire surtout visible au niveau du deltoïde, des muscles de l’omoplate, et des biceps et triceps.

Lorsqu’elle est envisagée, la chirurgie se base préférentiellement sur l’aggravation des signes fonctionnels et cliniques. Mais quelle épaule faut-il opérer : celle avec des douleurs fortes mais peu de signes radiologiques, ou celle avec une lésion importante de la coiffe des rotateurs, muette cliniquement ?

(texte extrait du grand livre de l’arthrose / Jérôme Auger Francis Berenbaum 2016 Eyrolles)

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