Tendinite : les zones les plus touchés et leurs traitements par J. Auger Kiné à Paris 16

Très courante, en particulier chez les sportifs, la tendinite ou tendinopathie n’entraîne généralement pas de graves séquelles. Toutefois, si le tendon lésé n’est pas mis au repos, sa guérison est plus lente et plus difficile, d’où l’importance d’une bonne prise en charge. Quelles sont les zones les plus touchées ? Quelles sont les causes et les traitements de la tendinite ? On fait le point.

La tendinite : c’est quoi exactement ?

Une tendinite correspond à une inflammation d’un tendon, la structure fibreuse qui relie les muscles des os. La plupart des tendinites sont passagères mais il existe aussi des formes chroniques. Le principal symptôme est une douleur plus ou moins vive, se manifestant lors d’un mouvement, notamment en début d’effort physique ou au bout de quelques minutes.

Selon son intensité, la tendinite peut vous gêner ou vous empêcher totalement d’effectuer certains gestes.

Quelles sont les causes de la tendinite ?

Les tendinopathies sont essentiellement provoquées par des gestes répétitifs qui exercent une sollicitation excessive sur des tendons peu entraînés, mal échauffés ou fragilisés. Dans le monde du sport, elles sont favorisées par un échauffement insuffisant, des entraînements trop longs et trop intenses ou encore des gestes mal exécutés. Dans le cadre professionnel, elle touche souvent les travailleurs à la chaîne ou les musiciens par exemple.

Outre les causes mécaniques, une tendinite peut aussi être due à des infections, des rhumatismes inflammatoires, type polyarthrite rhumatoïde, la prise de certaines médicaments, des tumeurs bénignes ou cancéreuses (plus rare).

Par ailleurs, l’âge et le surpoids sont autant de facteurs d’usure susceptibles d’aggraver une tendinite et de favoriser ultérieurement une rupture.

Tendinites : quelles zones touchées ?

Il est important de souligner que toutes les parties du tendon peuvent être atteintes : le corps du tendon (tendinopathie proprement dite) ou la partie reliée à l’os (tendinopathie d’insertion ou « entésopathie »). Quelquefois, ce sont les gaines qui entourent les tendons, et dans lesquelles ils coulissent qui sont touchées, on parle alors de « ténosynovite ».

Si n’importe quel tendon peut être touché, certaines tendinites sont plus courantes que d’autres, comme la tendinite :

  • Du poignet (tendinite de Quervain)
  • Du coude (épicondylite)
  • De l’épaule (tendon du muscle supra-épineux)
  • De la hanche (tendinite des adducteurs)
  • Du genou (tendinite sous-rotulienne et de la patte d’oie)
  • Du tendon d’Achille.

Tendinite : un diagnostic le plus souvent aisé

Le diagnostic de la tendinite est généralement aisé. Il repose sur la connaissance du mécanisme incriminé, des circonstances de survenue de la lésion, un test musculaire et éventuellement la mise en évidence d’une tuméfaction.

Le recours éventuel à l’imagerie (échographie, arthroscopie, ou plus rarement IRM) permet de préciser le diagnostic en cas de besoin.

Quels traitements pour la tendinopathie ?

Le repos et l’application de glace sont les premières étapes du traitement. On utilise alors le protocole « GREC » : glace – repos – élévation – contention :

  1. Application de glace pour réduire la douleur et le gonflement
  2. Repos : cesser l’activité en cause pour permettre au tendon de se réparer
  3. Elévation : en cas de tendinite du genou ou du tendon d’Achille, il peut être utile de surélever la jambe au repos pour diminuer le gonflement
  4. Contention : un bandage élastique peut aussi être utile en cas de gonflement de l’articulation atteinte.

Pour soulager la douleur, le médecin peut également vous prescrire des anti-inflammatoires voire même des infiltrations de corticoïdes. Cependant, l’utilisation de ces dernières sont de plus en plus remises en question.

La prise en charge devient chirurgicale si la gravité de la forme clinique laisse envisager une rupture tendineuse et la nécessité de réparer des tendons endommagés. Certaines tendinites chroniques peuvent également nécessiter une chirurgie.

L’objectif : éviter les récidives !

Pour éviter les récidives, vous devez impérativement corriger ce qui a provoqué votre première tendinite. Vous pouvez par exemple vous aménager plus de pauses durant votre travail, adopter une meilleure posture devant votre bureau ou consacrer plus de temps à vos échauffements par exemple.

Tendinite : quelle rééducation ?

En outre, la rééducation en kinésithérapie est primordiale pour éviter les récidives, favoriser la cicatrisation du tendon et permettre la reprise de la pratique sportive. Elle associe généralement :

  • Des massages en phase aiguë, pour soulager la douleur et augmenter le flux sanguin afin de favoriser la réparation du tendon.
  • Des étirements, qui permettent de remobiliser progressivement le tendon, de gagner de l’amplitude et de réduire le risque ultérieur de lésion
  • Des exercices dits de « travail musculaire excentrique », dont le but est de permettre de renforcer le muscle et le tendon pour que ceux-ci supportent mieux les contraintes de la pratique sportive.

Cette technique de rééducation est la plus efficace pour les tendinopathies, mais rappelons qu’il est important de pratiquer les exercices quotidiennement, pendant au moins 12 semaines, ce qui requiert une bonne motivation.

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